Quand OpenAI ferait son marché chez Apple : vols, trahisons et pièces détachées
Apple attaque OpenAI en justice pour un braquage industriel. D'anciens cadres de Cupertino, désormais chez OpenAI, ont siphonné données confidentielles et prototypes matériels pour accélérer leurs propres projets. Pourquoi s'embêter à innover quand on peut se servir directement dans les tiroirs de son ancien patron ?
Vous avez l'habitude de venir sur Hacktuality.com pour décortiquer la dernière faille kernel, dénicher un exploit dans un firmware fraîchement sorti ou vous informer 'injection d'un payload un peu capricieux.
C'est l'ADN de la maison : le code, le logiciel, le reverse-engineering pur et dur.
Mais il faut se rendre à l'évidence : pendant qu'on s'escrime avec nos lignes de commande et nos environnements virtuels, le vrai "hack" a mis une cravate et c'est pas nouveau.
Aujourd'hui, le Hack le plus rentable ne se fait plus en compilant des scripts dans un terminal obscur, il se pratique dans les bureaux feutrés ou de salon d'hôtel pour des réunions secrètes partout dans le monde, à grands coups de lobbyistes, de pirouettes juridiques et d'espionnage industriel totalement décomplexé.
Pourquoi s'embêter à décompiler le système d'exploitation du voisin quand on peut simplement embaucher l'ingénieur d'en face et lui faire vider ses serveurs ?
Siphonner la matière grise d'un concurrent ou exploiter les failles d'une clause de confidentialité, c'est finalement l'équivalent corporate d'une attaque zero-day, mais avec un bien meilleur budget avocat.
Depuis plusieurs semaines c'est en autre cette ingénierie sociale et stratégique que j'essaie de décortiquer pour vous.
Et aujourd'hui, la révélation publique d'une plainte explosive déposée par la firme de Cupertino le 10 juillet 2026 a attiré mon attention. Apple poursuit OpenAI, sa filiale io Products, ainsi que 2 de ses anciens employés pour un siphonnage en règle de ses secrets industriels. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les accusés n'ont pas brillé par leur discrétion.
C'est parti pour un décryptage...
Le spectre de Sir Jonathan Ive plane lourdement sur la Silicon Valley.

On le sait, le designer star travaille aujourd'hui sur le grand projet matériel d'OpenAI avec Sam Altman. Mais pourquoi s'épuiser à innover en partant d'une feuille blanche quand on peut aller se servir directement dans les tiroirs d'Apple ?
C’est en substance ce que révèle une plainte ahurissante déposée par la firme de Cupertino ce 10 juillet 2026. Apple traîne en justice l'entreprise d'IA, sa filiale io Products, et 2 anciens cadres pour un siphonnage industriel d'une rare élégance.
Pour bien savourer l'ironie de la situation, un petit saut dans le temps s'impose.
Pendant plus de 2 décennies, "Jony" Ive n'était pas qu'un simple employé d'Apple : il était le frère d'armes, l'alter ego spirituel de Steve Jobs.
L'iMac G3 translucide qui a sauvé la boîte, la molette de l'iPod, le tout premier iPhone, les finitions chirurgicales de l'Apple Watch et même l'architecture pharaonique de l'Apple Park, c'est lui. Il était le dieu intouchable du design à Cupertino. Mais après la disparition de son mentor, la magie s'est dissipée. Lassé de voir son terrain de jeu créatif se transformer en une froide machine logistique et comptable sous la houlette de Tim Cook, Ive a fini par tirer sa révérence en 2019 pour fonder son propre studio, LoveFrom.

Le voilà désormais architecte du futur appareil d'OpenAI. Sauf qu'apparemment, pour dessiner l'avenir, ses nouvelles équipes ont grandement besoin de piocher dans le passé de son ancien employeur.
Commençons par les ressources humaines, version OpenAI.
Prenez Tang Yew Tan. Après 24 ans de maison chez Apple, où il a fini Vice-Président du design pour l'iPhone et l'Apple Watch, l'homme opère désormais comme Chief Hardware Officer chez OpenAI. Sa méthode de recrutement a de quoi faire sourire : lors des entretiens d'embauche avec des ingénieurs d'Apple, il utilisait les noms de code internes de projets ultra-secrets pour les cuisiner. Encore plus fort, il exigeait des candidats qu'ils apportent carrément des prototypes physiques (batteries, cartes mères, composants d'écrans) depuis les labos de Cupertino pour de petites sessions de "show and tell". Pratique pour sourcer ses composants sans payer la R&D.
Puis, au rayon ingénierie, il y a Chang Liu. 8 ans de boîte chez Apple, parti chez OpenAI en janvier 2026. Ce génie a tout bonnement "oublié" de rendre un Mac professionnel authentifié sur le réseau. Exploitant une faille d'accès, il s'est promené pendant des semaines dans les dossiers partagés pour y aspirer des gigaoctets de données techniques confidentielles. Le summum de sa couverture ?
Un message envoyé à une ancienne collègue :
"LOL, j'ai découvert que je peux accéder au réseau, c'est trop marrant".
Véritable mentor, il a d'ailleurs pris soin de coacher cette même collègue pour qu'elle puisse voler des données à son tour sans attirer l'attention de la sécurité.
Mais là où l'audace frise le génie, c'est au niveau de la production. Via sa division io Products – rachetée pour la bagatelle de 6,5 milliards de dollars l'année dernière – OpenAI a directement approché les sous-traitants d'Apple. Ils ont réussi à embobiner un partenaire historique pour lui faire réaliser des techniques de finition métallique jalousement gardées sur leurs propres prototypes, tout en lui faisant croire que Cupertino avait validé l'opération. L'ironie absolue étant de distribuer à leurs nouvelles recrues un manuel interne d'Apple (classé "Need to Know") pour leur apprendre précisément comment déjouer les procédures de départ de l'entreprise.
Bref, si le futur appareil d'OpenAI, adoubé par Jony Ive, ressemble curieusement au prochain iPhone avec les finitions d'une Apple Watch, vous saurez pourquoi. L'intelligence y est peut-être artificielle, mais le vol de propriété intellectuelle reste un artisanat très humain.
Un article du site 9to5.com
La plainte dans son intégralité en PDF
Résumé de la plainte :
Les accusations principales :
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Apple accuse ces anciens employés d'avoir dérobé des secrets commerciaux pour le bénéfice d'OpenAI, afin d'accélérer le développement des futurs appareils grand public de l'entreprise spécialisée dans l'IA.
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Les données volées concernent des secrets majeurs de l'entreprise : ingénierie matérielle, designs de produits non annoncés, processus de fabrication et gestion de la chaîne d'approvisionnement mondiale.
Le cas de Chang Liu :
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Ancien ingénieur électrique système chez Apple pendant 8 ans, il a quitté l'entreprise pour rejoindre OpenAI en janvier 2026.
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Après son départ, il a volontairement conservé un ordinateur portable professionnel Apple authentifié sur le réseau de l'entreprise.
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Il a exploité une faille de sécurité pour accéder aux dossiers partagés d'Apple et télécharger des dizaines de fichiers confidentiels (présentations d'ingénierie, données de projets, etc.).
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Il a également aidé et conseillé une autre employée d'Apple pour qu'elle puisse copier des données confidentielles tout en évitant d'attirer l'attention des équipes de sécurité.
Le cas de Tang Yew Tan :
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Ancien vice-président du design pour l'iPhone et l'Apple Watch avec 24 ans d'ancienneté, il est aujourd'hui le Chief Hardware Officer d'OpenAI.
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Il est accusé d'avoir utilisé des noms de code internes de projets Apple lors d'entretiens d'embauche pour soutirer des informations aux candidats.
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Il a explicitement demandé à des candidats travaillant encore chez Apple d'apporter des pièces physiques et des prototypes d'Apple lors de leurs entretiens chez OpenAI.
L'implication d'OpenAI et de "io Products" :
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La branche matérielle d'OpenAI s'est constituée via l'acquisition de la startup "io Products" (co-fondée par Tang Yew Tan) pour 6,5 milliards de dollars en mai 2025.
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Apple affirme qu'OpenAI a approché les fournisseurs de confiance d'Apple, allant jusqu'à tromper l'un d'entre eux pour qu'il réalise des techniques secrètes de finition métallique appartenant à Apple, au profit d'OpenAI. OpenAI aurait fourni à ses nouvelles recrues un document interne d'Apple détaillant les procédures de départ de l'entreprise, afin d'aider les employés démissionnaires à contourner les contrôles de sécurité.


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